THE PRINCIPALITIES

Preview on Thursday April 26, 2012 from 6pm in presence of the artist
Exhibition April 23 - June 6, 2012

Installation views

Press release

C’est avec un grand honneur que la Galerie Zidoun exposera Terry Adkins, également sélectionné pour la Triennale d'art contemporain de Paris cette année.
Dans le cadre de la Triennale, son travail sera exposé au Palais de Tokyo du 20 Avril au 26 Aout 2012.
 
L’exposition luxembourgeoise de l’artiste s’inspire et retrace les années de service militaire de Jimi Hendrix en tant que parachutiste dans la 101e Division Aéroportée de Fort Campbell, Kentucky en 1961. Adkins revisite Hendrix comme un ange descendant sur Terre comme décrit par Dionysius l’Aréopage de De Coelsti Hieratchia (La Hyéarchie Céleste), faisant partie de l’ordre sacré des Principautés, des soldats princiers angéliques qui gouvernent le royaume terrestre. Dans une installation mélangeant l’architecture, la sculpture, la photographie, la video, le dessin et le son, Adkins tisse une communion musclée de references symboliques des modes tradionnelles et des contre-cultures, volant au dessus des insignes militaires et l’histoire des combats aériens, transfigurés et pacifiés par la présence planante de l’icône de Jimi Hendrix.
 
Terry Adkins est un artiste pluridisciplnaire, un musicien et un praticien culturel engagé dans une quête continue pour replacer l’héritage de personnages immortels à leur place légitime, dans un contexte historique Sous les hopsices du Lone Wolf Recital Corps, il met en scène emblematic installation-based experiences qui utilise une variété de real time and static media.
 
Cela fait plus de 30 ans que Terry Adkins exerce son art. Ses fortes représentation muséales font de lui un artiste confirmé aux Etats-Unis. Il enseigne à l'université d'Arts Plastiques de Pennsylvanie et travaille entre Brooklyn, New York et Philadelphie, Pennsylvanie.
 
Inscrit dans une ligné d’artistes tel que David Hammons, ou Sanford Biggers, le travail de Terry Adkins s'inspire de la réalité quotidienne de l’Amérique Noire, l'analyse et la révèle en prenant ses repères dans ses origines africaines, avec un langage utilisant des codes de reconnaissances internes à la communauté noire sans pour autant ne pas s'inscrire dans une certaine continuité de l'art occidental. Il se distingue de ses pairs peintres afro-américains, du fait qu'il ne produit pas de simples illustrations, mais questionne la culture noire contemporaine sur la mémoire collective des afro-américains. Son travail s'inscrit non seulement dans une continuité de l'art occidental mais aussi dans une continuité historique de sa propre culture. Son œuvre pousse à la réflexion et rend hommage à des personnages afro-américains, reconnus ou anonymes, héros personnels à l'artiste.
On se rappellera de son installation sur site à l'Institut d'Art Contemporain de Philadelphie, en l'honneur de son père, qui fut entraineur de l'équipe d'athlétisme Alexandria Virginia de l'université Parker-Gray ayant mené son équipe à de nombreuses occasions à concourir à Penn Relay, une célèbre compétition universitaire.
 
Sous certains traits son oeuvre rappelle l'esthétisme du minimalisme des années 60 et se révèle avoir autant de dimension ou de valeur historique, que culturel ou traditionnel renvoyant à un folklore africain, avec une utilisation de matières brutes ou pures, comme le bois, des peaux ou encore le métal. Il utilise des matériaux délaissés, comme l’ont été ses frères dans l’histoire américaine, et leur donne une seconde vie, les sublime, comme pour rendre hommage, et transforme ainsi des patrons de pantalons en sublime rosace murale éloquente et élégante.
 
 
Au même titre que Richard Stankiewcz, Robert Rauschenberg ou Joseph Cornell, tel un révolutionnaire, il s’approprie, replace des objets fabriqués industriellement en tant qu’œuvre d’art, des chaises empilée en pyramide détournée de leur fonction première, des instruments de musique décortiqués et assemblés qui en crée un hybride, une cage d’oiseaux habitée par des bâtons de relai de course.
 
Ses oeuvres allient installations sculpturales et photographie, vidéo ou encore performances musicales, inspirées par le blues, une musique pure et profonde qui parle d'elle même de part son origine. Son travail agit tel un pont entre le passé et le présent. Pour créer, Terry Adkins revient aux sources, à ses sources, en tant qu’afro-américain, la musique prend une part prépondérante et rythme son travail, et l’on l ‘écoute comme si l’artiste prenait parole pour faire vibrer et vivre ses œuvres.
Ainsi Terry Adkins poursuit sa quête incessante de confronter, mélanger, assembler les références et les matières pour replacer ses convictions dans un contexte contemporain.
 
 
Terry Adkins a exposé et joué largement au travers de l’Europe et aux Etats-Unis depuis 1982. Son travail fait parti entre autre des collections du Museum of Modern Art, du Hirshhorn Museum and Sculpture Garden et du Metropolitan Museum of Art. Il a été lauréat du Jacob H. Lazarus Rome Prize and Fellowships from USA Artists et du National Endowment for the Arts. Son projet Matthew Henson sera exposé à la Triennale de Pairs de 2012, Intense Proximity, et Recital, une retrospective de sa carrière sera présentée au Tang Museum à Saratoga, NY en Juillet 2012.